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Mardi 10 février 2009

Amour Universel


Comme chaque nuit depuis bientôt un an, adossé contre les barreaux de ma cellule, je faisais face à l’éclat de la lune, qui me gratifiait ce soir de tout son éclat. J’étais devenu esclave volontairement et pour m’enfuir, je n’avais qu’à pousser la porte et à traverser le hall principal de la maison où résidaient les maîtres que je servais. Mais depuis longtemps déjà il n’y avait plus d’emploi, ni de territoire pour moi et mes semblables et dehors rien ni personne ne m’attendait, pas même Monsieur Clown. A l’extérieur, la mort aurait été mon unique compagne, et celle-ci je n’étais pas pressé de la rencontrer !

Le matin se levait et je devais préparer le petit déjeuner de mes maîtres et de leur fille qui consistait en quelques gélules énergétiques qui leur assuraient une santé et une forme optimale. Je les glissais dans des tuyaux à air comprimé qui les acheminaient directement dans leur chambre. Ensuite, je prenais à mon tour une légère collation composée aujourd’hui de deux tartines de confiture et d’un café avant de retourner à mes tâches ménagères quotidiennes. Comme chaque matin le son délicieux des pas de la fille de mes maîtres me déconcentra un court instant.

Elle descendait l’escalier avec une grâce telle que j’en venais à regretter ma condition d’esclave. En bas de l’escalier, le temps d’écraser un cafard je sentis son regard se poser sur moi avant qu’elle ne quitte la demeure familiale.

Son odeur et la trace de ses longs cheveux noirs volant dans les airs m’accrochèrent encore cinq minutes à son souvenir, avant que la réalité de la présence de mes maîtres m’en détache vigoureusement. Je baissai immédiatement la tête. La démarche assurée, ils passèrent devant moi sans s’intéresser à ma personne et ils quittèrent ainsi la maison.

J’étais seul et j’avais toute une liste de tâches à accomplir avant le coucher du soleil si je ne voulais pas être puni sévèrement, en m’interdisant de prison par exemple, ce qui aurait été un comble !
La journée se passa presque sans anicroche. Seul un écureuil suicidaire vint perturber ma routine journalière. Je ne sais comment, il avait grimpé sur le balcon de mes maîtres, s’était passé une corde au cou, puis avait sauté. Heureusement pour lui, la corde était trop longue, et malgré sa patte cassée à cause de la chute il s’acharna sur mes doigts pour m’empêcher de le détacher. Mais à son grand dam je parvins enfin à mon but. Il se passe parfois des choses étranges par ici.

Le jour approchait enfin de son terme, mes maîtres étaient rentrés depuis trente minutes et je parvenais à peine à cacher mon impatience. Ils m’avaient autorisé à voir les miens ce soir. Avec l’accord de nos maîtres, entre camarades d’infortune nous pouvions nous rencontrer une fois par semaine dans des lieux décidés à l’avance sous un contrôle strict pour éviter tout débordement.

Je servis le dîner de mes maîtres, composé lui aussi de quelques gélules qu’ils dégustaient dans le salon et qui s’acheva dans un silence monacal. Ils avaient perdu depuis longtemps l’habitude de parler entre eux, toutes les relations passaient par la pensée grâce à la puce qui était greffée dans leur cerveau. Celle-ci amplifiait très largement les capacités intellectuelles de ceux qui la portaient. Pour conserver mon identité, j’avais refusé d’adopter cette technologie, ce qui expliquait ma condition d’esclave.

Le bruit des chaises m’indiqua qu’ils quittaient enfin la table. Mes maîtres montaient l’escalier pour entamer la soirée dans leur salon privé. Leur fille que j’apercevais de profil se préparait à sortir, probablement pour rejoindre ses amis dans quelque endroit branché de la ville, où sa beauté ne devait laisser personne indifférent. Depuis ce matin, elle était radieuse comme rarement auparavant.

Après avoir desservi la table des rares couverts et de trois verres, je me préparais à mon tour. Tous les esclaves devaient porter le même uniforme réglementaire lorsqu’ils sortaient en ville. Une fois dehors, le froid m’engourdit légèrement les membres, mais je goûtais pleinement ce moment de liberté.

Le lieu de rendez vous était à quelques rues de la résidence. J’étais pressé de me réchauffer en compagnie de mes camarades et je m’y rendais d’un pas rapide, lorsque soudain d’une petite ruelle, une main puissante jaillit et m’attira vers elle. « Bang !!! » Je n’eus pas le temps de réagir. Un coup direct sur l’arrière de ma tête m’immobilisa net et avant de sombrer dans l’inconscience je sentis l’aiguille d’une seringue qui se glissa sous ma peau.

J’ouvris enfin les yeux. Autour de moi, des murs blancs décorés de magnifiques photos de pomme de pain. Une femme aux longs cheveux noirs me proposa quelques bonbons à l’aspect ragoûtant. Je me frottai les yeux, croyant d’abord à une hallucination puis la certitude de la présence miraculeuse de la fille de mes maîtres s’imposa enfin à moi. Comme pour ajouter à mon trouble, elle me sourit et posa ses doigts sur mes lèvres pour calmer le déluge de questions qui se précipitait déjà hors de ma bouche.

« Tout ira bien à présent » me dit-elle simplement pour me rassurer avant de se diriger vers la porte de ce qui semblait être une chambre d’hôpital. Je voulus la retenir, comprendre ce qui venait de se passer, mais mes jambes étaient comme paralysées. Impuissant, je m’assoupis encore plusieurs heures.

C’est à mon réveil que ça commença. Une sensation étrange titillait mon esprit à l’orée du monde des rêves. Je me sentais observé au plus profond de moi-même. Une voix semblait m’appeler. Plus très sûr d’être dans un songe ou dans la réalité, j’essayais de la suivre. Elle me guidait avec des « par ici » « par là » « attention », me faisant découvrir des couloirs de ma conscience que je n’avais jamais soupçonnés. Mon intelligence me semblait décuplée, voire plus. J’avais accès simultanément à des milliers de connaissances. Toutes les réponses aux grandes questions que je me posais autrefois étaient maintenant limpides. Tout l’univers qui m’entourait me semblait évident. Je comprenais la profondeur des choses et leur raison d’être. Mes sens étaient bien plus aiguisés. La vie me semblait plus belle, plus facile. J’avais dépassé le stade de l’euphorie. Le temps prenait un sens différent dans ce monde ouvert que je découvrais à peine.

Je passai un jour entier dans mon lit d’hôpital. Je savais ce qui m’était arrivé, de force on m’avait greffé une puce pour partager et améliorer mes performances intellectuelles et mes sensations. Le pourquoi n’avait déjà plus aucune importance. J’avais traversé une frontière, celle de la conscience amplifiée, que je ne pourrai plus jamais franchir dans l’autre sens.

Une masse d’informations non sollicitées me parvint. La fille de mes maîtres, celle par qui tout était arrivé, me transmettait des instructions. Je devais me rhabiller, monter dans la voiture qui m’attendait à la sortie, me détendre et me laisser conduire. Dans mon esprit son visage souriant m’apparut une dernière fois, et elle rajouta « vous êtes libre ».

A l’extérieur, un flot d’informations continuait à m’envahir, envoyé par les passants et toutes les structures environnantes. Je montais dans la voiture qui avait été réservée à mon nom, son chauffeur avant de démarrer me sourit et m’invita à m’installer confortablement. Je sentis immédiatement sa présence en moi et nous discutâmes en silence tout le long du trajet. Avant mon opération, ses paroles n’auraient pas eu le même sens pour moi. Tout ce en quoi j’avais cru dans le passé s’effondrait comme un château de cartes. Il m’expliquait avec beaucoup de gentillesse comment classer les informations, en envoyer et interdire l’accès à certaines. Je découvris ainsi que le gouvernement pouvait envoyer le même message à tout le monde à travers ces puces sans qu’on puisse le restreindre. La police utilisait une technologie qui envoyait une masse d’informations suffisantes pour paralyser de douleur tout malotru, même à distance. Un coupable une fois identifié n’avait plus aucune chance d’échapper à la justice, à moins de se faire enlever sa puce ce qui reviendrait à une petite mort car tous ses souvenirs disparaîtraient alors.

Nous roulâmes environ une heure, je découvrais la cité avec un œil nouveau. Elle avait tellement changé depuis le temps de mon esclavage. Je m’y sentais en sécurité, tous les gratte-ciels aux couleurs divines semblaient m’observer avec une mine bienveillante. Sans raison apparente, je fis une grimace à l’un d’eux, qui me la rendit avec une majesté qui me laissa pantois cinq bonnes minutes. Je n’avais jamais appris à l’école que les immeubles savaient tirer la langue !!!

Nous arrivâmes enfin à destination. La voiture s’était immobilisée en proche banlieue, devant une maison à l’aspect cossu. Non sans malice, le chauffeur me montra un dernier tour, qui consistait à le payer d’une simple pensée, puis il me quitta en me souhaitant bonne chance.

J’approchais de la propriété, sur la boite aux lettres mon nom était gravé. Hélène, car c’est ainsi que s’appelait la fille de mes anciens maîtres venais-je d’apprendre, me fit comprendre au même instant que mon étonnement l’amusait.

A tout moment, si je le souhaitais, les personnes de mon choix pouvaient connaître mes sentiments, mes impressions, etc. L’idée qu’il en soit ainsi avec Hélène m’enchantait. J’étais certain qu’elle appréciait à juste titre cette marque de confiance envers elle. Et je lui étais reconnaissant de tout ce qu’elle avait fait pour moi et ça aussi elle le savait déjà !

Je découvris avec enchantement l’intérieur de ma nouvelle demeure. Ma silhouette se reflétait partout, dans le marbre du sol, dans le cristal des lustres, dans les miroirs… Le lieu était habité par une étrange magie qui menait à la fascination aveugle. En un jour j’étais passé de l’esclavage à la richesse, de l’ignorance à l’intelligence. Il avait suffit d’un coup sur la tête pour que ma vie bascule dans le rêve éveillé.

Je sentais Hélène frissonner de mon extase, une part d’elle semblait envier mon insouciance. Elle avait toujours vécu dans le luxe et la connaissance, elle ignorait comment c’était d’être « différent ». Avec son autorisation, je remontais dans ses souvenirs, dont je me délectais. C’était une expérience incomparable de pouvoir s’immerger ainsi au plus profond d'un être, de découvrir ses peines, ses plaisirs, ses peurs et ses doutes.

Dans le hall, je dansais, je sautais, je gambadais. A des kilomètres d’ici, elle riait de ma folie passagère. Je voulais la prendre dans mes bras, elle aussi me fit-elle comprendre. Mais il était trop tôt, rajouta-t-elle, je devais d’abord m’adapter à ma nouvelle condition. Et alors seulement elle serait mienne, si je le souhaitais toujours.
Peu de temps plus tard, elle toujours en moi, je m’assoupis enfin. Noyé dans ce flot d’informations et de sensation nouvelles, j’oubliais doucement ma vie passée et ceux qui en avaient partagé la douleur.

« Dring ! Dring ! » Quelle heure était-il ? « Dring ! » D’où venait ce bruit insistant et un brin agressif ? J’entrouvris discrètement un des rideaux, en bas de chez moi deux hommes en costume noir s’acharnaient chacun à leur tour sur ma sonnette. Ils semblaient s’amuser ! Je m’habillais dans ce tintamarre répétitif, un rien agacé et surtout inquiet. Qui étaient ces hommes ? Pourquoi je ne parvenais plus à contacter Hélène ? Dormait-elle encore ? Je me souvenais de ce que m’avait raconté le chauffeur, n’importe quel individu avec une puce pouvait être neutralisé à distance, en théorie je n’avais donc rien à craindre.

Je descendis les escaliers, les cheveux encore un peu en bataille, et j’ouvris enfin la porte. Les deux hommes stoppèrent net leur petit manège musical pour le plus grand bien de mes oreilles, puis l’un deux s’avança sans la moindre expression sur son visage puis il m’enlaça. Trente secondes plus tard, le second en fit de même. Sans un mot, ils m’expliquèrent la raison de leur venue. Il était l’heure pour moi d’aller travailler et ils étaient heureux de m’avoir dans leur équipe ! Si j’étais d’accord, ils viendraient me chercher et me ramener chaque jour de la semaine.

Le gouvernement, dès qu’on était en âge, attribuait à tous les citoyens une résidence et un travail selon les besoins de la nation et nos compétences propres. J’étais assigné à l’affectation des esclaves et à leur surveillance. D’abord réticent, les informations que l’on me transmit me convainquirent finalement de l’importance de cette fonction. Loin de trahir mes anciens camarades, je les aidais à survivre.

Comme nous, ils étaient une donnée dans la grande équation de notre civilisation à laquelle chacun contribuait. Ils avaient des droits inférieurs tant qu’ils refusaient de partager leurs connaissances avec la communauté. Bien qu’on m’ait forcé à porter une puce, par Amour je n’en doutais plus, cette logique me semblait juste et mes collègues de travail pouvaient avoir une totale confiance en moi. A cette simple évocation, ils me sourirent, puis m’enlacèrent une seconde fois presque les larmes aux yeux tant mes pensées les avaient touchés. Mes nouveaux amis étaient de grands sensibles leur fis-je comprendre et nous rigolâmes tous trois en cœur. Hélène qui était de retour dans mon esprit, souriait elle aussi, ce qui me rendit encore plus heureux.

C’était le soir… Charlie et Harry, mes deux collègues, venaient de me déposer chez moi après une longue journée de travail. Nous nous connaissions depuis maintenant dix jours, ils m’aidaient à m’adapter à ma nouvelle vie et je les considérais comme des amis. Ils restèrent une petite heure dans mon salon pendant que nous partagions sans un mot nos impressions sur la journée qui s’était achevée.

Et ils me quittèrent de la même manière, en silence mais avec le sourire. Enfin… Je brûlais d’impatience, depuis vingt minutes Hélène était là, et pour me le faire comprendre elle n’avait pas cessé de me chatouiller l’esprit avec des phrases coquines qui m’avaient fait rougir devant mes invités.

Elle était assise, les jambes croisées et le regard assuré, sur un petit banc en bois à l’arrière du jardin. La rosée du soir laissait quelques gouttes sur ses cheveux magnifiques. Je m’approchais, mon cœur battant au rythme du sien. Nous n’avions plus rien à nous dire, nous savions déjà tout l’un de l’autre. Elle m’attira doucement à ses côtés, profitant pleinement de chaque contact entre nos deux corps. Quand nos lèvres se rencontrèrent, un feu d’artifice de nouveaux sens et de désirs intenses explosa dans ma tête. Sa beauté et sa sensualité m’éblouissaient. Nos baisers nous menèrent inexorablement dans ma chambre, où j’allais passer la nuit la plus inoubliable de mon existence.

Elle était blottie contre moi, ses doigts parcourant mon corps encore en sueur après nos ébats. Ses yeux pétillaient de malice, et pour la première fois elle s’adressa à moi de vive voix. « Merci » me dit-elle simplement avec un sourire radieux, qui vibra en moi quelques instants.

Puis elle se leva, et prit une des cigarettes attachées au plafond. Elle l’alluma dans un fauteuil en cuir proche de mon lit. Je me relevais légèrement pour mieux la voir, mais sans raison apparente son sourire avait disparu. A rythme régulier des volutes de fumée s’échappaient de sa bouche. Son bras gauche fit un mouvement délicat qui montrait son soulagement. « Oui… Merci beaucoup. » Puis elle ajouta une dernière phrase qui me traversa d’effroi aussi certainement que s’il s’était agi d’une lame d’acier « Il est temps de retourner d’où vous venez. »

« Non ! Non ! Non ! » Aurais je voulu crier, bien que son annonce ne me surprenne pas tellement, tant toute cette existence nouvelle m’avait semblé depuis le début inaccessible pour un simple esclave. Ma raison m’avait préparé, mais le choc était bien plus dur que prévu. J’aurais voulu courir loin, me cacher, ou rester avec elle encore et encore. Mais mes membres ne répondaient déjà plus, on m’avait paralysé, seul mon esprit restait en fonction. Impuissant, je la regardais en quête de réponse. Elle haussa les épaules, avant de reprendre la parole. Son ton se fit plus sec. « Cessez de me regarder avec cet air larmoyant ! Et que croyiez-vous donc ? Vous n’êtes pas et vous ne serez jamais des nôtres, car tel a été votre choix initial. »

En moi, je sentais des centaines de présences qui soutenaient les paroles d’Hélène. Depuis le début, elles m’observaient, mais elles étaient toujours restées à l’écart. J’essayais de les chasser. « C’est inutile » me sermonna doctement  Hélène. « Elles sont une partie de vous, comme moi-même. Nous avons chacun un rôle à jouer, le votre fut d’alimenter notre conscience collective en expérience nouvelle, acceptez le ! »

Son visage exprimant de la reconnaissance, elle continua « Cela fait tant d’années que nous n’avions pas senti un cœur battre comme le vôtre en nous. Une multitude a vibré de chacune de vos joies, de vos peines, de vos découvertes. Notre extase a été partagée, amplifiée et vécue par tout un peuple ! En vous fondant à moi, vous avez contribué à l’Amour Universel.»

Je réfléchis un instant à ses paroles, préparant une réplique, mais elle ajouta « Mais à présent, vous n’avez plus aucun intérêt pour nous ». L’instant suivant, tous les chacals virtuels qui s’étaient régalés de mes moments les plus intimes s’en allèrent à la recherche d’une nouvelle proie me laissant seul avec Hélène, peut être bien pour la première fois depuis mon arrivée ici. Mais je ne prenais plus aucun plaisir à parcourir ses pensées, au plus profond de moi je comprenais leur quête éperdue de nouveautés, je n’arrivais pas à lui en vouloir. Derrière le flot continu d’informations, se cachaient tellement d’existences solitaires, fuyant le désespoir qui finirait par les rattraper. Leur identité avait été dissoute dans une conscience collective, omniprésente et impersonnelle. Ils erraient dans les limbes obscurs de la connaissance, sans but si ce n’est celui du bonheur immédiat, marchant d’illusion en illusion, et élevant en vérité générale des faits non vérifiés mais validés par la multitude.
Ils étaient le néant, et quand le visage d’Hélène disparut à son tour, seules des larmes de compassion exprimèrent mes derniers sentiments. Pendant ces quelques jours, j’étais tombé amoureux de moi-même et non d’elle. Mes frissons étaient l’écho de mes espoirs, et mon intelligence amplifiée m’avait offert la plus belle des illusions.

Autour de moi, tout n’était plus qu’obscurité. Il n’y avait plus que moi, des bribes de souvenirs s’effaçaient sans que je cherche à les retenir. J’allais revenir à mon ancienne condition, et hier n’aurait jamais existé pour mon esprit. On m’enleva ma puce…

Le soleil montrait enfin sa petite frimousse rassurante. Adossé contre les barreaux de ma cellule, j’avais passé toute la nuit à l’attendre. En me levant pour préparer comme chaque jour le petit déjeuner de mes maîtres, je faillis trébucher sur une noisette. S’agissait-il d’un cadeau du destin ? Dans le ciel plus clair que jamais, quatre éléphants virevoltaient joyeusement.


ps: La nouvelle est aussi disponible à cette adresse: http://www.scribd.com/doc/11999287/Amour-Universel
La qualité de lecture est peut être un peu meilleure ;-) N'hésitez pas à faire tourner l'url si vous le souhaitez.
Par Zanelli - Publié dans : Nouvelle - Communauté : Pensées d'ailleurs
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